Apprendre à se connaître, le temps d’un 5 à 7

Au Témiscamingue, les 5 à 7 du comité d’accueil sont de plus en plus populaires. Les citoyens, qu’ils soient nouveaux ou établis depuis longtemps, les attendent avec impatience. Se rencontrer fait partie de l’ADN des gens d’ici et c’est une façon parmi plusieurs de pouvoir le faire.

Quatre fois par année, le comité tente de réunir cette belle communauté grandissante de fois en fois. Le dernier avait lieu le 6 juin dernier : une cinquantaine de nouveaux, moins nouveaux ou pas nouveaux du tout ont répondu à l’appel. L’objectif ? Avoir du plaisir, rencontrer de nouvelles personnes, ouvrir ses horizons… De toute façon, avons-nous réellement besoin d’une raison pour se réunir ? Mais non !

Cécilia N’dri, arrivée au Témiscamingue en mars dernier, est originaire de la Côte-d’Ivoire. Elle a immigré au Québec en 2008 et s’est établie à Montréal, comme beaucoup de personnes immigrantes. C’est un emploi comme technicienne en urbanisme qui l’a amené à adopter le Témiscamingue. Selon elle, ce type d’activité est une source de découverte, tant de lieux que de nouvelles personnes.

« J’ai rencontré d’autres nouveaux. C’est génial parce qu’on se reconnaît et on peut discuter de comment nous trouvons l’endroit, comment s’est déroulée notre arrivée, etc. Ç’a m’a aussi permis de revoir certaines personnes qui m’avaient aidé au début, comme les gens du Carrefour Jeunesse-Emploi du Témiscamingue. »

Se dire bonjour dans la rue

Cécilia note que ce qui lui rappelle le plus son pays d’origine au Témiscamingue, c’est le fait de se dire bonjour dans la rue. « En Côte-d’Ivoire, les gens se saluent automatiquement. Ici aussi c’est une pratique courante ! On n’a pas besoin de connaître une personne pour lui dire bonjour, mais à Montréal, il n’y a pas cette proximité avec l’autre. »

Depuis son arrivée, elle trouve plutôt facile de se faire des amis. Connaître une seule personne permet d’accéder à tout un réseau, assez rapidement ! Un effet domino drôlement apprécié des nouveaux venus.

Texte : Catherine Drolet Marchand

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