Portrait d’un chercheur de région

Vincent Poirier est professeur-chercheur à la Station de recherche en agroalimentaire de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), située à Notre-Dame-du-Nord, depuis 2017. Détenteur d’un baccalauréat en agronomie, de deux maîtrises et d’un doctorat en science des sols, son chemin vers le Témiscamingue s’est tracé un peu par hasard, après un coup de téléphone de la professeure à la retraite, Carole Lafrenière.

« Aller étudier les sols dans un territoire dont je n’avais jamais entendu parler, alors que ma situation familiale était loin d’être simple… J’ai pensé refuser tout de suite. Après réflexion, j’ai vu une réelle opportunité derrière cette complexité. Je suis quelqu’un qui a besoin de changer d’environnement souvent et c’était un rêve pour moi que de devenir professeur à l’université », relate-t-il.

Depuis son arrivée, M. Poirier a travaillé sur le principe de séquestration du carbone dans les sols et plus récemment, sur l’impact positif de la paissance en rotation des animaux sur la santé des sols. Plusieurs de ses articles scientifiques ont été publiés à l’international.

« Je commence à m’enraciner. »

Malgré les allers-retours à Montréal pour être avec sa famille, il dit s’attacher de plus en plus au territoire. « Je commence à m’enraciner. Il faut dire que les conditions étaient propices dès le départ, puisque l’équipe de l’UQAT, c’est une grande famille où règne un esprit convivial. »

Après trois ans à découvrir sa terre d’accueil, celui-ci s’explique mal que ce soit aussi méconnu. « C’est un endroit magnifique et personne au Québec est au courant ! Je tente de me faire l’ambassadeur chaque fois que j’assiste à des rencontres à l’extérieur. Quand je leur montre une photo de la vue du labo ou de mon bureau, qui donne sur la rivière des Quinze, je fais des jaloux. »

Au final, ce chaos structuré plaît bien au chercheur de 41 ans au parcours non-linéaire. De la gymnastique de haut niveau au cirque du soleil, le tout en s’investissant dans les études, l’art et la science se sont toujours côtoyés. La preuve que le Témiscamingue est une terre d’opportunité pour quiconque souhaite y laisser sa marque.

Par Catherine Drolet Marchand

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