Autosuffisance alimentaire : les initiatives poussent au Témiscamingue

Il semble tellement évident de jardiner pour se nourrir. Avec l’abondance et la facilité avec laquelle on se procure les légumes et les fruits depuis des décennies, nous avons peut-être oublié, pour plusieurs d’entre nous, cet acte si simple nous donnant accès à ce dont on a besoin à deux pas de la maison.

Actuellement, avec la Covid-19, on voit revenir ces réflexes chez les citoyens, alors qu’ils ont aussi (selon ce qu’on entend) l’intention d’acheter divers produits localement. On voit plus de semis circuler sur Facebook, les gens s’informent des arbres fruitiers, les gens cuisinent plus et mieux, etc.

Au Témiscamingue, terreau si fertile pour ce type d’initiative, cet engouement était déjà commencé, mais on constate une recrudescence de ce phénomène.

Voici quelques projets qui ont poussés, qui sont bien implantés ou qui sont en voie de germer :

1. Réouverture du marché public de Ville-Marie

La nouvelle est tombée la semaine dernière, les marchés publics pourront rouvrir cet été, sous certaines conditions pour la sécurité des visiteurs. Surveillez la page Facebook du marché pour connaître produits, entreprises et nouveautés.

2. Jardins communautaires – de retour dans plusieurs municipalités

Vérifiez avec votre municipalité car cette année, les jardins communautaires ont la cote! De plus en plus de projets citoyens se mettent en place et les besoins de bénévoles sont constants. Pourquoi ne pas mettre la main à la… terre?

3. Ouverture imminente du marché public de Moffet

Ce nouveau projet arrive à point pour les gens de l’est et d’ailleurs. Ce marché, qui fera aussi office de dépanneur et station d’essence, prévoit ouvrir d’ici la fin du mois de mai. Des ententes sont en voie d’être prises avec des producteurs agricoles d’ici pour approvisionner le marché en légumes, fruits, œufs, etc.

4. Projet de serre à Laforce

 Une serre maraîchère prévoit voir le jour à Laforce, et aura pour but d’approvisionner le magasin Devlin en légumes, fruits et fines herbes fraîches. Le projet vient d’ailleurs de recevoir une aide de 30 000$ du Fond de développement des territoires (FDT) de la MRCT. Ce lieu aura aussi une vocation éducative, avec des événements citoyens sur le jardinage et les saines habitudes de vie.

5. Projet « Petite terre » à Lorrainville

 Ce projet, travaillé depuis trois ans par la municipalité, prévoyait la division d’une terre en huit lots de 25 acres. Après une décision rendue par la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ), la division de quatre lots a été accordée tout récemment. Une somme de 18 750$ a aussi été octroyée par le FDT. Lorrainville poursuit donc le travail et espère voir des entrepreneurs se lancer dans le démarrage de micro-projets agricoles. Des intéressés?

6. Le Centre Frère-Moffet : devenir pro du jardin

Le Centre Frère-Moffet continue d’être le chef de file en formation agricole et horticole en Abitibi-Témiscamingue, et c’est ici que ça se produit! Vous voulez passer chez les pros en matière de production animale, jardinerie ou horticulture? Contactez-les.

7.. UQAT : nos sols, étudiés et recherchés

À une autre échelle, la Station de recherche en agroalimentaire de Notre-Dame-du-Nord fait valoir nos sols à l’international via ses chercheurs, qui publient le fruit de leur travail. Intéressant non? Pour en savoir plus, relisez le blogue « Chercheur de région ».

8. Envertdeurs : des jardins pour deux Centre de jour

Cet été sera la 3e saison des Envertdeurs, comité citoyen supporté par la ville de Ville-Marie, qui initie des projets liés à l’écologie et surtout, au jardinage.

Après les potagers itinérants (bacs blancs installés à divers endroits dans la ville), le groupe revient avec un projet qui permettra aux participants de deux Centre de jour, soit celui de l’ACTIA et de l’Association des projets éducatifs du Témiscamingue (APET), de démarrer des jardins. Ils choisiront leurs fruits et légumes et les Envertdeurs les accompagneront pour les semer et l’entretien.

Finalement, en plus des nombreux producteurs maraîchers qui offrent la livraison de paniers, leurs produits au marché public ou qui feront de la vente en kiosque, pas de raison de se priver de bien manger cet été.

Texte : Catherine Drolet Marchand

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