Le Témiscamingue : nouveau berceau de l’aventure-nature au Québec ?

Le Témiscamingue a fait parlé de lui cet été : Le Devoir, la Presse, le Journal de Montréal... Une visibilité attribuée en grande partie à l'ouverture du parc national Opémican, dernier-né de la SÉPAQ. Portrait d'un secteur en pleine ébullition.

Afin de dresser les grandes lignes du secteur aventure-nature au Témiscamingue, nous avons rassemblé divers intervenants autour d’une table. La grande question : serons-nous un jour un incontournable pour les amoureux de plein-air ?

Selon Dany Gareau, directeur du parc national Opémican, le Témiscamingue bénéficie d’une localisation privilégiée. « Nous sommes près de marchés comme l’Abitibi et le nord-est ontarien, incluant, mais également plus près de Toronto que de Montréal. L’attrait d’un territoire de grande nature, sur lequel la présence humaine est encore très faible, devient très grand pour cette clientèle. »

Innover : la clé  

Selon Guillaume Rivest, propriétaire d’Exode : bâtisseur d’aventures (nouvelle compagnie de guidage en A-T), il faudra être inventif pour se démarquer. « Les essentiels sont là : nature abondante, éléments historiques, plans d’eaux vives et d’eaux calmes en abondance… Mais ce qui va faire qu’un touriste fera 3 ou 4h de route, c’est une expérience que seul le Témiscamingue lui permettra de vivre. »

Prochainement, une coopérative plein-air prévoit de voir le jour ce qui va, selon le coordonnateur plein-air de la Société de développement du Témiscamingue Danny Laperrière, rassembler l’offre pour les amateurs. « La coop pourra offrir de la location d’équipements de qualité et des activités d’initiation au canot camping, kayak de mer, les notions de bases en survie, etc. »

L’aventure-nature a été identifié comme l’un des trois pôles d’excellence dont s’est doté le territoire dans la dernière année. Fort à parier qu’il trouvera le moyen de se démarquer afin de devenir une destination authentique et prisée.

 Texte : Catherine Drolet Marchand

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