Le biologique au Témiscamingue : terreau fertile pour sortir du lot

La production biologique est de plus en plus répandue en région. En Abitibi-Témiscamingue, une quarantaine d’entreprises ont opté pour ce mode de production, dont une vingtaine se trouvent au Témiscamingue.

Trois producteurs se sont penchés sur cette production et ses défis.

Le blé d’ici, recherché sur les marchés

Michel Robert, propriétaire de la Ferme Mondoux-Robert, fait de l’agriculture raisonnée sur sa ferme de grandes cultures. Selon lui, le blé produit au Témiscamingue figure parmi les mieux cotés au Québec. « Notre blé est recherché sur les marchés. Il est même utilisé comme blé correcteur dans diverses boulangeries du Québec, pour améliorer la farine produite. »

Nos sols, discutés à l’international

Pourquoi cette qualité exceptionnelle ? Vincent Poirier, professeur-chercheur à la Station de recherche en agroalimentaire de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, l’explique par la richesse des sols argileux, caractéristique qu’il documente depuis près de trois ans grâce à ses recherches sur le terrain. « Mes résultats sont publiés dans diverses revues scientifiques et attirent l’attention un peu partout dans le monde. Je peux très bien m’avancer en disant que cela nous identifie comme excellent potentiel pour développer davantage ce créneau. »

Légumes et fruits plus sucrés

Nancy Gélinas, propriétaire de la Ferme Gélijean, met l’accent sur le goût, qui au final, fait toute la différence dans un contexte de vente. « Nos sols argileux sont peut-être plus difficiles à travailler, mais ils donnent, par exemple à la carotte, un goût plus sucré. La longue période d’ensoleillement l’été et les nuits fraîches sont en partie responsables de cette agréable particularité.

Au printemps 2018, lors de deux importantes consultations, les participants ont défini l’agriculture sous toutes ses formes (y compris l’agriculture biologique) comme l’un des pôles d’excellence à développer pour se démarquer. Voyons comment l’évolution de ce créneau influencera notre situation environnementale, sociale et économique dans les années à venir.

Texte : Catherine Drolet Marchand

Haut de page