La chasse : où prendre le temps de s’arrêter en famille

À l’automne au Témiscamingue, pour beaucoup de résidents, l'ADN est constitué d’une envie folle de se retrouver en forêt, à chasser le petit ou le grand gibier et préserver des traditions bien ancrées. Portraits de deux familles vivant cette période comme du temps en famille non-négociable.

Catherine Poulin a commencé à chasser en 2012, initiée par son conjoint. Ils vont à la chasse à l’arc et à la carabine à l’automne, et plus récemment font la chasse à l’ours au printemps, à leur camp qui n’est accessible que par bateau. Avec l’arrivée de leur fils Malik, c’était juste naturel de l’initier très tôt et de lui faire vivre l’ambiance du camp. À quelques mois seulement, il participait à ses premières chasses en compagnie de ses parents.

« On chasse pour repartir avec un original ou un ours, mais surtout parce que c’est ressourçant, ça remet les idées à la bonne place. À notre camp, il n’y pas d’accès à Internet, pas de cellulaire. Reconnecter avec la famille hors de la vitesse du quotidien, c’est nécessaire. »

Photo : Katherine avec son fils Malik, sa chienne Maya (très attentive) et leur récolte de la journée, une gélinotte huppée.

Pour Fanny Richer et son conjoint Mirko Rioux, c’est également très familial. Les frères de Fanny se joignent aussi au groupe. « C’est tellement zen être dans le bois pour une longue période. Tu bouges lentement, tu ne parles pas. Il n’y a pas de distractions. Tu joues aux cartes et tu jases. Et tu dors. Quant aux enfants, pas de discipline à faire dans le bois. On est 100% du temps avec eux, donc ils n’ont pas à s’énerver pour attirer notre attention… », affirme-t-elle.

Une autre raison pour laquelle le couple chasse annuellement, c’est pour s’approvisionner en viande. « Je n’achète pratiquement pas de viande de production de l’épicerie. En chassant, on a accès à une viande sans hormones ni antibiotiques, et on est vraiment contents de ça! En fait, enseigner aux enfants à faire un jardin est équivalent à leur montrer comment récolter le gibier en forêt. C’est un mode de vie très cohérent pour nous. »

Photo : Fanny et Mirko, tout sourires au pied de l’orignal qui les approvisionnera en viande pendant toute l’année.

De plus en plus, les Associations cherchent à encourager les jeunes à s’intéresser à ce sport afin d’assurer la relève et la pérennité de cette façon de vivre au rythme de la nature.

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